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Autoconsommation

Article original - Publication : 05/12/2016 - imprimer

La start-up MyLight Systems vient d'achever un projet d'autoconsommation photovoltaïque pilotable dans un vieil immeuble du 15ème arrondissement parisien.

Enfin ! Il aura fallu plus de deux ans pour terminer ce projet d'autoconsommation « solaire intelligente ». Le temps de franchir les strates administratives des services municipaux et du gestionnaire de réseau. La start-up MyLight Systems avait déposé la déclaration préalable de travaux en mai 2014. Le dernier raccordement n'a eu lieu qu'en septembre dernier et l'installation a été inaugurée ce 22 novembre en présence de Célia Blauel, maire adjointe de Paris. « Il y a ceux qui parlent de transition énergétique et ceux qui la font. Je sais toute l'énergie nécessaire, compte-tenu de la réglementation, pour mener à bien un tel projet. » L'élue salue ce projet concret « qui montre qu'un autre modèle énergétique est possible ».

20% des besoins
De quoi s'agit-il ? D'un immeuble qui autoconsomme son électricité photovoltaïque. Il est situé dans le 15e arrondissement de Paris. Sur son toit, 55 panneaux solaires ont été installés sur une surface de 90 m². Quatre lots de l'immeuble – trois appartements et un bureau – sont directement alimentés en électricité par les panneaux solaires. La centrale couvre ainsi 20 % de leurs besoins électriques.

« Attention, l'installation vient après l'efficacité énergétique ! », insiste Ondine Suavet, directrice de MyLight Systems, qui a porté le projet. L'immeuble a fait l'objet d'une vaste rénovation avec des travaux d'isolation et la pose de LED. La dirigeante défend « une démarche en trois étapes : optimiser, produire et gérer ». D'abord, la rénovation pour optimiser la consommation. Ensuite, l'installation des panneaux solaires du fabricant Solarworld et des micro-onduleurs d'Enphase pour produire l'électricité sur place. Enfin, la mise en place des équipements de MyLight Systems pour piloter l'autoconsommation.

Les rares surplus
Un système de gestion à distance a été placé au plus près du toit. Un logiciel oriente les flux d'électricité solaire vers les quatre lots de l'immeuble en fonction de leurs besoins respectifs. Dans chacun d'entre eux, un système de contrôle a été ajouté au tableau électrique. Il permet de suivre la consommation et la part venant de la centrale solaire. Et, si nécessaire, de décaler le fonctionnement du chauffe-eau et du chauffage. Les occupants sont informés grâce à un interface web. Le système va aussi utiliser des algorithmes pour apprendre progressivement le comportement de l'immeuble, en termes de production solaire et de consommation. Objectif : affiner le pilotage.

La plupart du temps, la production solaire sera consommée sur place. Les rares surplus de production, « peut-être quelques pourcents, surtout en août » selon la directrice de MyLight Systems, seront injectés dans le réseau public et vendu. Pour cela, l'un des lots – le bureau – a été équipé d'un deuxième compteur électrique afin de comptabiliser les flux sortants. Au final, le temps de retour sur investissement est évalué à 15 ans.

Moins cher que le fournisseur
Le projet a été facilité par un facteur déterminant : l'immeuble appartient à une seule et unique propriétaire sous la forme d'une société civile immobilière (SCI). Chacun des locataires conservera son propre compteur et son propre fournisseur d'électricité. La part solaire autoconsommée va induire une baisse de la facture que chacun paie à son fournisseur. Cette part autoconsommée sera facturée par la SCI aux locataires. « Mais à un prix inférieur à ce qu'ils auraient payé à leur fournisseur classique pour un volume équivalent », assure Ondine Suavet.

Thomas Blosseville

Source : www.environnement-magazine.fr

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