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Projet de parc photovoltaïque à Meyrargues : les esprits s'échauffent au conseil

Article original - Publication : 10/11/2016 - imprimer

Etrange conseil jeudi soir à Meyrargues.D'abord parce que la sénateur-maire, Mireille Jouve n'était pas présente. C'est Fabrice Poussardin, son premier adjoint qui a endossé ce rôle l'espace d'une soirée. Et puis, parce que seulement trois délibérations étaient à l'ordre du jour.

Ce sont surtout les deux dernières qui ont suscité débats et vifs échanges. La première délibération permettant de rectifier deux erreurs dans le règlement de service de la médiathèque municipale (la durée de prêts des documents n'est pas de deux semaines comme indiqué dans l'article 11 mais bien de trois semaines et le nombre de livres susceptibles d'être empruntés est de quatre et non trois). Durant la question du recrutement de vacataires pour les temps d'activités périscolaires (Tap), Sandrine Halbedel, élue à la petite enfance, en a profité pour dresser un bilan sur tous les Tap proposés aux enfants et ce gratuitement.

Le premier adjoint a rappelé que le grillage ouvert à l'école avait enfin été fermé. Gilbert Bougi a rebondi sur le sujet : "Ça a été long, vous dites que c'est à cause de l'architecte des bâtiments de France (ABF) mais cet argument ne tient pas quand il s'agit de la sécurité des enfants." Fabrice Poussardin de répondre : "On essaie d'être respectueux et de consulter l'ABF. Parfois, c'est prescriptif, on n'a pas le choix." Enfin, la dernière délibération portant sur un bail emphytéotique sous conditions suspensives pour un projet de construction et d'exploitation d'une centrale photovoltaïque au sol au lieu-dit l'Espougnac a véritablement mis de l'huile sur le feu. C'est à nouveau Sandrine Halbedel qui a lu et commenté la question. "Ce terrain devait accueillir de l'activité économique mais un gazoduc passe dessus. C'est donc impossible. Installer un parc photovoltaïque, c'est le meilleur moyen de valoriser ce patrimoine qui appartient à la municipalité." Et d'expliquer les contraintes administratives soumises à l'appel d'offres de la CRE (Commission de régulation de l'énergie). Ce parc pourrait s'étaler sur environ 12,8 hectares avec un loyer par hectare et par an de 7 700 € et une taxe foncière de 4586 €. "On a demandé à ce qu'ils démantèlent tout le matériel si la société devait partir ; une clôture arborée ; pas d'éclairage nocturne et des actions pédagogiques ; pas d'entretien avec des pesticides mais seulement du pastoralisme...", a rappeléSandrine Halbedel.

Chasse et économie

La société Urbasolar a été choisie à travers sa filiale Urba48. Et Gilbert Bougi de commenter : "On est contre ce projet car on voit le zonage de ce quartier d'une manière différente. Ce terrain est stratégique, il est au bord de la route, aucune étude de faisablilité n'a été faite avant de lancer l'appel d'offres pourtant, le projet engage la commune pour 40 ans. C'est pas rien. Je me suis intéressé à cette entreprise : elle existe depuis 10 ans et a des résultats en baisse. En tant qu'économiste, je m'inquiète, elle vit à perte. Ça cache quelque chose. Et puis, l'Espougnac est une zone de chasse. Je suis chasseur mais je parle pour le bien de tous les Meyrarguais. Moi, sur ce lieu, j'aurais laissé une grosse partie en zone naturelle et au bord de la route, j'aurais accueilli des entreprises." La majorité s'échauffe : "On peut pas sur un même territoire accueillir de la chasse et de l'économie !, reprend agacé le premier adjoint. Si on accueille des entreprises, il faut créer une station d'épuration, des hangars de stockage... Toutes les études menées par l'ex-CPA sur cette zone ont montré qu'il aurait fallu plus d'hectares, entre 20 et 30 pour absorber une zone économique. Ce parc va rapporter de l'argent à la commune. L'entreprise doit investir environ 9 millions d'euros. Mais on n'y est pas encore, peut-être que le projet ne se fera pas, les démarches sont longues."

Et Sandrine Halbedel de rappeler : "La filière a connu quelques péripéties, c'est sûr. Elle est moins forte qu'il y a 15 ans. Mais cet opérateur doit suivre et financer l'ensemble des études. Les premiers panneaux, si tout va bien, pourraient être posés d'ici 2-3 ans." l'opposition a voté contre.

Aurélie Féris-Perrin

Source : www.laprovence.com

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