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Hangar incendié à Estoher: l’éleveur en appelle à la solidarité

Article original - Publication : 26/10/2016 - imprimer
Du tracteur aux 400 boules de foin en passant par le matériel, tout ce qui était entreposé dans le hangar a été entièrement détruit.
Du tracteur aux 400 boules de foin en passant par le matériel, tout ce qui était entreposé dans le hangar a été entièrement détruit. PHOTO/J.-P. P.

Victime d’un incendie, Jean-Michel Solatges doit reconstituer son stock de fourrage pour passer l’hiver.

Jean-Michel Solatges se souviendra certainement longtemps de ce jeudi 13 octobre 2016 où, en quelques minutes, il vit son outil de travail partir en cendres. Nous sommes à Estoher devant ce bâtiment où, un peu plus de dix jours après l’incendie, la paille et le foin fument encore entre un tracteur carbonisé et du matériel qui n’est plus que ferraille noircie. Partout dans ce hangar de 384 m2 c’est la désolation et l’éleveur ne sait plus ce qu’il doit faire: «Tout est foutu. Le semoir, la remorque, le tracteur, le pulvérisateur, l’atelier, je n’ai même plus une clé, un tournevis. Et le stock d’herbe est perdu. 400 boules de foin et toute la paille, il ne reste rien». Une perte estimée par l’agriculteur à 20.000 euros uniquement pour le fourrage et bien davantage si l’on compte le matériel totalement détruit. Autre manque à gagner, celui qui était induit par la production d’énergie photovoltaïque via les panneaux posés en toiture comme l’explique Jean-Michel Solatges: «Le hangar fut construit en 2011 et nous produisions de l’énergie renouvelable depuis deux ans. Ce qui nous permettait d’amortir une partie de l’installation. Si nous reconstruisons et si nous posons à nouveau du photovoltaïque, les conditions compte tenu de la baisse du rachat de l’électricité ne seront certainement pas les mêmes».

  • 60 vaches et 100 brebis à nourrir

Pour l’instant et en attendant les expertises de l’assurance et les résultats de l’enquête qui doit déterminer l’origine du sinistre, ce qui préoccupe le plus cet éleveur conflentois, ce sont ses 60 vaches et ses 100 brebis désormais redescendues des estives qu’il faut nourrir alors que l’hiver approche: «Si le hangar et le photovoltaïque étaient assurés, pour ce qui était entreposé à l’intérieur en matériel et en fourrage je ne percevrai, selon l’assureur, que 9000 euros. Je dois très rapidement trouver du foin avec une trésorerie exsangue, plus aucun abri pour le stocker et d’énormes problèmes de logistique à régler afin de pouvoir continuer mon activité. Bien sûr je peux compter sur mes voisins agriculteurs qui me donnent un coup de main, prêtent des outils ou me dépannent avec quelques boules. Mais pour passer l’hiver ce sera, hélas, insuffisant. Les bêtes sont au-dessus du village, mais dès que le froid va s’installer, il n’y aura plus rien à manger sur la garrigue». Un hiver qui s’annonce donc particulièrement difficile pour Jean-Michel Solatges et un mouvement de solidarité qui se met en place avec les éleveurs. Reste à trouver les quantités de foin suffisantes et un toit pour les stocker en attendant des jours meilleurs.

Contact: 06 21 28 33 71

Source : www.lindependant.fr

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