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Partenariat Algéro-Italien : Une centrale photovoltaïque à Ouargla

Article original - Publication : 26/09/2016 - imprimer
D.R

Les travaux de réalisation d’une nouvelle centrale photovoltaïque à Ouargla seront entamés avant la fin de l’année.   

Cette centrale, qui sera réalisée et gérée par la société mixte GSA (Groupement SONATRACH-Agip, marque d’ ENI), sera située au niveau du champ de BRN (Bir Rebaa Nord, Ouargla). D’une capacité de dix mégawats, elle est en fait le fruit du renforcement du partenariat énergétique stratégique entre les groupes pétroliers algérien et italien Sonatrach et Eni. Il faut dire également que ce projet — devant s’étaler sur une superficie de pas mois de 20 ha — servira à tirer profit du potentiel solaire important de la région pour alimenter les installations du champ de Bir Rebaa en générant 20 GWh/an d’énergie électrique et libérer du gaz naturel pour une meilleure valorisation. 
Le communiqué de Sonatrach précise que  c’est dans le cadre de la politique nationale de développement des énergies renouvelables, élevées au rang de priorité nationale, que Sonatrach a décidé de les inscrire dans son actuelle feuille de route qui vise, notamment la diversification des sources d’énergie et la valorisation des ressources nationales, comme le gaz naturel. Ce projet est la concrétisation des discussions du 21 juin 2016 entre Amine Mazouzi, président-directeur général de Sonatrach, et Claudio Descalzi, administrateur délégué d’ENI, qui portent sur une multitude d’initiatives que les deux sociétés ont décidé de développer dans le futur. ENI, partenaire de Sonatrach dans le secteur des hydrocarbures, concentre, depuis quelques années, ses investissements dans la recherche de solutions technologiques dans les énergies renouvelables. Les deux parties ont convenu de continuer à travailler ensemble pour établir un accord de coopération plus élargi dans une perspective de partenariat dans le domaine des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Il convient de rappeler, dans ce contexte, que l’Algérie a lancé un programme national de réalisation de centrales photovoltaïque à l’horizon 2030. Aussi, et à la faveur du programme de développement des énergies renouvelables 2011-2030 adopté par le gouvernement en février 2011, les énergies renouvelables se placent au cœur des politiques énergétique et économique menées par l’Algérie. Ce programme a connu une première phase consacrée à la réalisation de projets pilotes et de tests des différentes technologies disponibles, durant laquelle des éléments pertinents concernant les évolutions technologiques des filières considérées sont apparus sur la scène énergétique et ont conduit à l’actualisation, l’année dernière, de ce programme. Parmi ces éléments nouveaux, il convient de citer, notamment, une meilleure connaissance du potentiel national en énergies renouvelables, notamment pour le solaire et l’éolien, suite aux études engagées ; la baisse des coûts des filières photovoltaïque et éolienne qui s’affirment de plus en plus sur le marché pour constituer des filières viables à considérer ; les coûts encore élevés de la filière CSP (solaire thermique) induisant une croissance très lente du développement de ce marché à travers le monde ; le parachèvement d’une réglementation nationale cohérente et attractive en direction des investisseurs. À noter, la révision de ce programme a porté sur le développement du photovoltaïque et de l’éolien à grande échelle, sur l’introduction des filières de la biomasse (valorisation des déchets), de la cogénération et de la géothermie, et également sur le report, à 2021, du développement du solaire thermique (CSP). La consistance du programme en énergie renouvelables — à réaliser pour les besoins du marché national sur la période 2015-2030 — est de 22.000 MW dont plus de 4.500 MW seront réalisés d’ici 2020. Remarque importante à retenir, la répartition de ce programme par filière technologique, se décline comme suit : 13.575 MW pour le solaire photovoltaïque ; 5010 MW pour l’éolien ; 2.000 MW pour le solaire thermique  et  1.000 MW, 400 MW et 15 MW en ce qui concerne respectivement, la biomasse,  la cogénération et la géothermie. À terme, soit, à l’horizon 2030, la réalisation de cet ambitieux programme permettra d’atteindre une part de renouvelables de près de 27% dans le bilan national de production d’électricité. Le volume de gaz naturel épargné par les 22 000 MW en renouvelables, atteindra environ 300 milliards de m3, soit un volume équivalant à 8 fois la consommation nationale de l’année 2014.
Soraya Guemmouri

 

Source : www.elmoudjahid.com

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