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Gard : l'énergie solaire tourne à plein régime

Par : YAN BARRY - Article original - Publication : 21/09/2016 - imprimer

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Dans l'Uzège, sur des plateaux ensoleillés qui dominent la Vaunage, au cœur de la garrigue gardoise ou dans le couloir rhodanien, les fermes photovoltaïques au sol, mais aussi les installations solaires intégrées au bâti, se sont multipliées ces dernières années. Une véritable frénésie de projets dans le Gard, qui s'explique d'abord par la volonté gouvernementale de passer à la transition énergétique.

L'objectif est de porter en 2030 à 32 % la part des énergies renouvelables dans la consommation totale. Mais pour les communes, il s'agit surtout d'obtenir des subsides à l'heure des baisses des dotations de l'État. Du côté de Saint-Côme-et-Maruéjols, le maire Michel Verdier ne risque pas de regretter le choix d'installation de panneaux photovoltaïques sur 6 hectares, dans un vallon à quelques encablures de la route de Sauve. 4,2 MWh seront produits, soit la consommation annuelle de près de mille foyers.

Biodiversité

Le collectif Uzège Pont-du-Gard durable, qui regroupe une quinzaine d’associations locales, soutient la politique nationale de promotion des économies d’énergie et de développement des énergies renouvelables avec des nuances. " Cela implique la nécessité de se conformer à des obligations de protection de l’environnement, notamment en matière de sauvegarde des terres agricoles et de respect des paysages et de la biodiversité. "
L’association s’est alarmée de la multiplication des projets sur le plateau de Lussan " qui ouvrirait la voie au mitage généralisé de ce remarquable ensemble boisé. L’artificialisation générée par tous ces projets impliquerait plus de 300 ha de garrigue. Il convient de préserver ce réservoir à biodiversité. " Plus d’informations sur www.uzegepontdugarddurable.org.
"Une manne financière non négligeable"

Ce terrain communal en zone agricole est donc devenu celui du photovoltaïque. Depuis le début de l'été, la mairie loue à la société héraultaise spécialisée Arkolia l'hectare à 2 500 €, ce qui représente 11 500 € par an. "Pour une commune de 800 habitants, c'est une manne financière qui n'est pas négligeable, surtout après avoir subi une baisse de 9 000 € par an de dotations de l'État ces deux derniers exercices, annonce Michel Verdier. Ces 11 500 € permettent d'équilibrer les choses." Malgré cet apport financier, le maire de Saint-Côme-et-Maruéjols confie qu'il n'a pas d'autres projets en vue car sa petite commune manque de terrains communaux.

Contrairement au projet éolien plus difficile à faire accepter aux habitants, l'édile n'a pas affronté de levée de boucliers quand il s'est agi d'installer les panneaux photovoltaïques. "Ça s'est très bien passé car les installations sont situées dans un petit vallon qui ne se voit pas de la route." À quelques kilomètres à vol d'oiseau de là, la commune d'Aubais s'apprête, elle aussi, à accueillir en fin d'année ou début 2017 un projet écocitoyen de panneaux photovoltaïques au sol sur le site d'une ancienne décharge réalisé par la société de Pérols Luxel.

Le collectif des Survoltés, opposé à la base au gaz de schiste, a décidé de se mobiliser de manière positive en concrétisant ce projet qui permettra de produire 249 MWh par an et alimentera les foyers par le réseau électrique. Un projet d'un budget de 330 000 € qui demande un investissement participatif de 150 000 €.

Le projet de Sernhac bloqué par la loi sur l'eau

Le collectif a signé un bail longue durée avec la commune d'Aubais, qui a fait un geste en ne demandant que 600 € par an pour la location du terrain. "Le fait que ce soit une ancienne décharge à réhabiliter et non pas une terre agricole était important également au moment du choix", indique Sylvie Anoui, membre des Survoltés. Un habitant du cru a trouvé le cadre idoine pour la réalisation de cette structure, qui devrait atteindre la rentabilité d'ici trente ans. Mais là n'est pas vraiment l'enjeu de départ...

Par ailleurs, un club d'investisseurs pour financer ce projet s'est monté à Nîmes, porté notamment par Claude Mercier (lire l'article connexe). En plus du soutien d'Énergie partagée, le collectif a pu compter sur la Région. Elle injectera un euro pour chaque apport équivalent de la part des citoyens et 500 € pour tout versement de 1 000 €.

À quelques encablures du Pont du Gard, le projet du site de Poulvarel-est à Sernhac avance pour sa part à pas comptés, preuve que tout n'est pas si facile que cela pour multiplier ces structures liées à l'énergie solaire. La municipalité locale a pourtant cru l'an dernier à sa bonne étoile lorsque la société spécialisée dans le photovoltaïque Néoen a remporté l'appel à projets lancé par le ministère de l'écologie et de l'environnement.

"La commune avait racheté des parcelles entre 2000 et 2008 qui étaient destinées à accueillir un camping, projet touristique qui n'a finalement pas été réalisé, résume le maire Bernard Pialot. C'est à ce moment-là que nous avons été sollicités par Néoen pour installer des structures photovoltaïques qui tournent en fonction de la position du soleil."

80 000 € de revenus par an pendant cinq ans

Tous les voyants sont donc au vert avec les études d'impact paysager et environnemental, le permis de construire déposé. Le dossier pour changer la dénomination de parcelles est également bien ficelé, puisqu'il va passer de zone touristique (pour accueillir à l'époque le projet avorté de camping) en photovoltaïque.

"Mais pour l'instant, nous sommes bloqués par la DDTM du Gard (Direction départementale des territoires et de la mer, NDLR) pour la loi sur l'eau qui nous a fait perdre un an", souffle Bernard Pialot qui attend tout de même pour sa commune 80 000 € de revenus par an pendant cinq ans, ce qui rendrait la baisse de dotations de l'État, au bas mot 100 000 € perdus cette année, moins compliquée à gérer. La commune de Sernhac pourra bénéficier de cette manne financière probablement en 2018. Le genre de rayon de soleil budgétaire qui fait du bien aux communes...

Ecocitoyens

L’association Citre (Citoyens pour la transition et la reconversion énergétique), présente à Sanilhac le 24 septembre pour la journée de la transition, juge " inutile de faire des champs de photovoltaïques en rasant les garrigues. Il faut plutôt travailler sur l’existant, en faisant participer des habitants ". Citre veut trouver une personne qui accepte de confier sa toiture ou son terrain pour installer du photovoltaïque, des associés qui investissent et seront rémunérés par leur placement d’argent. " Il y aura des revenus liés à la vente d’énergie : une part sera redistribuée aux coopérateurs et une part réinvestie dans des projets locaux. "
Le projet à voir sur le site www.citre-asso.org.
Source : www.midilibre.fr

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