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Energies renouvelables

Par : Safall FALL - Article original - Publication : 08/09/2016 - imprimer
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L’on s’en doutait déjà, et Abdelkader Amara, ministre de l’Energie, vient de le confirmer: la mise en place de la Haute autorité de l’énergie attendra l’installation du prochain gouvernement  (Ph. Jarfi)

C’est lors d’une sortie - à fort relent de bilan de mandat - qu’Abdelkader Amara, ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, a livré les derniers dossiers qui traînent encore sur son bureau. D’abord une bonne nouvelle: «La part des énergies renouvelables dans la puissance électrique installée à l’horizon 2020 sera à 43%, au lieu des 42 fixé initialement», annonce le ministre de tutelle. En chiffres, cela devrait représenter quelque 7.000 MW en 2020, puis 13.000 MW en 2030 (52%), contre 2.740 MW installés à fin mai 2016. L’annonce a été faite en marge de la séance inaugurale, hier, mardi 7 septembre, à Casablanca, du salon spécialisé Photovoltaïca.  La tutelle promet aussi la finalisation rapide des réformes réglementaires et de la nouvelle configuration institutionnelle du secteur, déjà adopté par le Parlement et incessamment dans le BO. Il se projette aussi sur le maintien du rythme de développement des projets en cours dans les trois principales filières du bouquet renouvelable (solaire, éolien et hydro). Ce qui devrait justement permettre au Royaume de dépasser d’un point de pourcentage ses objectifs initiaux.
D’ici là, le choix technologique continuera à préoccuper Masen, la superstructure qui pilote désormais tout le secteur. Si les coûts du photovoltaïque ont plongé de 70% sur les quatre dernières années, le CSP, déployé essentiellement sur les centrales du complexe solaire de Ouarzazate, reste jusque-là la technologie la mieux adaptée à l’urgence de la demande nationale, combinée aux impératifs de compétitivité sur le tarif de sortie du kWh. «Le photovoltaïque a sa place dans le mixte énergétique, mais le défi est d’y recourir de façon efficiente, là où cette technologie serait efficace à déployer», explique Mustapha Bakkoury, président de directoire de Masen. L’agence annoncera d’ailleurs, «dans quelques semaines», l’adjudicataire des sites solaires de Boujdour et de Laâyoune, la phase photovoltaïque de Noor, et promet des tarifs extrêmement compétitifs. Au total 20 consortia sont en lice sur ce projet. De plus, la phase de manifestation d’intérêt est en cours pour Noor Midelt, qui devrait présenter une ou plusieurs centrales de technologie hybride (CSP-PV (photovoltaïque). Bakkoury rassure: «500 MW des 800 MW prévus sur Midelt seront de technologies photovoltaïques». Un bon rattrapage pour les acteurs de cette filière qui se sentent encore un peu comme les grands oubliés du plan Noor.
D’un autre côté, en attendant que les choses se fassent sur les EnR, la tutelle met les gaz sur la filière GNL. Parmi ceux-ci, le lancement, «au courant de novembre prochain», toujours selon Amara, de la phase de pré-qualification du programme Gas to Power de production d’électricité à partir du gaz naturel. 93 entreprises nationales et internationales ont manifesté leur intérêt auprès de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), qui pilote ce projet. D’un coût de financement global d’un peu plus de 4 milliards de dollars, le programme «Gas to Power» est le regroupement de plusieurs projets d’infrastructures d’importation, de stockage, de transport de gaz naturel, ainsi que de centrales à cycle combiné d’une puissance totale de 2.400 MW.  Tout devrait tourner autour de la plateforme de Jorf Lasfar. Les études techniques ont déjà démarré pour la première des 4 centrales CCCT prévues dans le package. Le gaz sera au rendez-vous.


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L’on s’en doutait déjà, et Abdelkader Amara, ministre de l’Energie, vient de le confirmer: la mise en place de la Haute autorité de l’énergie attendra l’installation du prochain gouvernement  (Ph. Jarfi)

C’est lors d’une sortie - à fort relent de bilan de mandat - qu’Abdelkader Amara, ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, a livré les derniers dossiers qui traînent encore sur son bureau. D’abord une bonne nouvelle: «La part des énergies renouvelables dans la puissance électrique installée à l’horizon 2020 sera à 43%, au lieu des 42 fixé initialement», annonce le ministre de tutelle. En chiffres, cela devrait représenter quelque 7.000 MW en 2020, puis 13.000 MW en 2030 (52%), contre 2.740 MW installés à fin mai 2016. L’annonce a été faite en marge de la séance inaugurale, hier, mardi 7 septembre, à Casablanca, du salon spécialisé Photovoltaïca.  La tutelle promet aussi la finalisation rapide des réformes réglementaires et de la nouvelle configuration institutionnelle du secteur, déjà adopté par le Parlement et incessamment dans le BO. Il se projette aussi sur le maintien du rythme de développement des projets en cours dans les trois principales filières du bouquet renouvelable (solaire, éolien et hydro). Ce qui devrait justement permettre au Royaume de dépasser d’un point de pourcentage ses objectifs initiaux.
D’ici là, le choix technologique continuera à préoccuper Masen, la superstructure qui pilote désormais tout le secteur. Si les coûts du photovoltaïque ont plongé de 70% sur les quatre dernières années, le CSP, déployé essentiellement sur les centrales du complexe solaire de Ouarzazate, reste jusque-là la technologie la mieux adaptée à l’urgence de la demande nationale, combinée aux impératifs de compétitivité sur le tarif de sortie du kWh. «Le photovoltaïque a sa place dans le mixte énergétique, mais le défi est d’y recourir de façon efficiente, là où cette technologie serait efficace à déployer», explique Mustapha Bakkoury, président de directoire de Masen. L’agence annoncera d’ailleurs, «dans quelques semaines», l’adjudicataire des sites solaires de Boujdour et de Laâyoune, la phase photovoltaïque de Noor, et promet des tarifs extrêmement compétitifs. Au total 20 consortia sont en lice sur ce projet. De plus, la phase de manifestation d’intérêt est en cours pour Noor Midelt, qui devrait présenter une ou plusieurs centrales de technologie hybride (CSP-PV (photovoltaïque). Bakkoury rassure: «500 MW des 800 MW prévus sur Midelt seront de technologies photovoltaïques». Un bon rattrapage pour les acteurs de cette filière qui se sentent encore un peu comme les grands oubliés du plan Noor.
D’un autre côté, en attendant que les choses se fassent sur les EnR, la tutelle met les gaz sur la filière GNL. Parmi ceux-ci, le lancement, «au courant de novembre prochain», toujours selon Amara, de la phase de pré-qualification du programme Gas to Power de production d’électricité à partir du gaz naturel. 93 entreprises nationales et internationales ont manifesté leur intérêt auprès de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), qui pilote ce projet. D’un coût de financement global d’un peu plus de 4 milliards de dollars, le programme «Gas to Power» est le regroupement de plusieurs projets d’infrastructures d’importation, de stockage, de transport de gaz naturel, ainsi que de centrales à cycle combiné d’une puissance totale de 2.400 MW.  Tout devrait tourner autour de la plateforme de Jorf Lasfar. Les études techniques ont déjà démarré pour la première des 4 centrales CCCT prévues dans le package. Le gaz sera au rendez-vous.

Source : www.leconomiste.com

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