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Article original - Publication : 26/09/2016 - imprimer
PHOTOVOLTAÏQUE Un toit recouvert de panneaux solaires peut fournir l’équivalent de la consommation électrique annuelle d’un ménage, chauffage compris.

PHOTOVOLTAÏQUE Un toit recouvert de panneaux solaires peut fournir l’équivalent de la consommation électrique annuelle d’un ménage, chauffage compris.

Yves Genier

Témoignage. Une simple villa peut produire à peu près l’équivalent de sa consommation, chauffage inclus. A condition d’y croire. Et de déjouer quelques pièges.

Le vénérable compteur électrique a fait «klonck». Puis, après avoir tourné dans un seul sens pendant quatre bonnes décennies, comptant chaque watt consommé, il s’est mis à tourner dans l’autre direction. En ce début août, mon installation photovoltaïque est enfin branchée sur le réseau électrique. De pur consommateur de courant, je suis devenu producteur.

Prenez une maison individuelle bâtie avant le premier choc pétrolier des années 70. L’isolation vaut ce qu’elle vaut, le chauffage est électrique, garant d’un niveau de consommation élevé. Mais sa localisation sur l’arc lémanique et son orientation favorable offrent de belles perspectives de production.

L’augmentation continue de la puissance des panneaux couplée à des mesures d’isolation thermique permet d’envisager une production annuelle équivalente à la consommation. Le jeu en vaut la chandelle, à condition de procéder avec prudence, de bien se renseigner… et de ne pas rêver de faire rapidement fortune.

1. Choix de l’installation, et de l’installateur

Des voisins m’ont inspiré, leurs installations sont prometteuses. Mais l’un d’entre eux n’a pas eu de chance: la faillite de son installateur, la société HomeSolaire, à Satigny, a bloqué son chantier pendant deux mois, comme des dizaines d’autres chantiers. Conclusion: la désignation du contractant ne doit intervenir qu’après un minutieux examen de ses références, de ses méthodes de travail ainsi que de ses prix. Un professionnel sérieux doit se rendre sur le site prévu pour la pose des panneaux, même si c’est sur le toit. Et tant pis s’il a mis un beau costume et de jolies chaussures de ville.

Les devis peuvent facilement aller du simple au double. Mais un simple calcul peut aider à choisir le bon installateur: diviser le total du prix devisé par la puissance promise de l’installation (exprimée en kilowattheure). Et choisir l’entrepreneur offrant le prix au kilowattheure installé le plus favorable.

2. Permis, subventions

L’obligation de procéder à une mise à l’enquête a été supprimée pour la pose de panneaux solaires, mais la commune doit toujours être informée, ce qui signifie un certain délai, généralement un mois au moins avant le début des travaux. Voire davantage, selon le canton ou la commune. Attention, il faut remplir le bon formulaire!

Bien plus important: les travaux doivent aussi être annoncés à Swissgrid, l’exploitant du réseau des lignes à haute tension, si l’on veut bénéficier d’une subvention (imposable comme revenu). Au choix: soit la redevance à prix coûtant (RPC), une subvention à la production, soit la rétribution unique (RU), une aide à l’investissement. Choisissez la seconde, qui finance 30%, en principe, du prix de l’installation. Il n’y a plus d’argent pour la première.

3. Tarifs

Il peut arriver qu’une partie de l’électricité produite soit revendue sur le réseau. Mais à quel tarif? Difficile à dire. Romande Energie, principal distributeur vaudois, affiche sur son site internet le prix de 9,43 centimes le kilowattheure. Mais sa porte-parole affirme que le courant non certifié «de source renouvelable» s’achète 8,75 centimes. On peut faire certifier son installation par Swissgrid et espérer vendre son courant, désormais labellisé renouvelable, plus cher, notamment sur une bourse en ligne. Mais soyons honnêtes, si la certification peut être fournie clés en main avec l’installation, jouer les boursicoteurs de courant électrique demande un gros engagement.

Difficile, par conséquent, de calculer avec précision la rentabilité d’une telle installation. Comptons une vingtaine d’années, ramenées à quelque dix à quinze ans si l’on inclut la subvention et les économies d’impôts induites par le chantier. Comme l’avoue le voisin: «On ne va pas devenir riche.» Mais on ne s’est pas appauvri non plus. La maison a été rénovée, elle est devenue autonome, ce qui accroît, au final, sa valeur de marché… et fiscale. 

Hebdo » Cadrages
Source : www.hebdo.ch

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