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Parc intercommunal : «Des chemins annexés par les capteurs solaires»

Article original - Publication : 01/08/2016 - imprimer
Jeans-Louis Calmettes sur le site du plateau de Nauquières où les pelleteuses ont rayé de la carte le chemin de liaison.

Jeans-Louis Calmettes sur le site du plateau de Nauquières où les pelleteuses ont rayé de la carte le chemin de liaison.

L'implantation de panneaux photovoltaïques sur le parc intercommunal de la forêt de la Vaysse ne va pas sans bouleverser les habitudes des marcheurs habitués à fréquenter les chemins qui irriguent ce vaste parc dédié aux amoureux de la nature.

C'est la disparition (partielle) de ces voies de liaison douces qui agace Jean-Louis Calmettes. Un élu vert de la mairie de Decazeville qui connaît ce dossier sur le bout des doigts pour l'avoir, selon ses propres termes, «toujours soutenu» au sein du groupe de travail de la Communauté de communes.

S'il défend l'énergie solaire, propre et renouvelable à souhait, le représentant du groupe EELV dans le Bassin dénonce, «les modifications apportées au périmètre d'installation des capteurs solaires».

Modifications apportées, selon lui, «après l'enquête publique validée par les habitants du Bassin».

Extension hors enquête publique

Problème, «la CCDA a supprimé les emplacements du plateau de Cérons au profit de l'extension des autres périmètres», explique-t-il, «extension, il est bon de le rappeler, qui n'a pas fait l'objet d'une nouvelle enquête publique, mais validée uniquement par l'obtention d'un permis de construire».

En rayant de la carte, et autres topo-guides de randonnée, «des chemins majeurs du plateau de Nauquières rendus inaccessibles par des clôtures grillagées». Pourtant, «le projet initial adoubé par l'enquête publique prévoyait de conserver ces chemins, renchérit le même, il suffisait d'ailleurs de pousser la clôture de deux ou trois mètres pour concilier les intérêts du parc photovoltaïque avec ceux des marcheurs».

Aussi, l'élu se pose des questions, «s'agit-il de réduire le coût de l'entretien des chemins, alors que le parc solaire va rapporter plus de 140 000 € par an à la collectivité ?», ou, «de laisser pourrir cette situation pour la rendre irréversible ?».

Autant de questions qui restent, pour l'instant, sans réponses.

Sollicité, André Martinez, président de la communauté des communes Decazeville Aubin, n'a pas souhaité s'exprimer dans l'immédiat sur ce dossier.

Biodiversité des orchidées menacées

Plus de quinze ans après une réhabilitation unanimement qualifiée d'exemplaire, les terrils et autres mines à ciel ouvert ont repris des couleurs. Abritant même une faune et une flore insoupçonnées, preuve, s'il en est, que la nature recommence à prendre ses droits. La présence de Sérapias à languette, une famille d'orchidées peu commune, «devrait faire l'objet de toutes les attentions, or, la pose des clôtures en lieu et place du chemin prévu signe leur arrêt de mort à court terme», déplore Jean-Louis Calmettes. La faune aussi a fait une irruption remarquée, au plan d'eau de la Découverte où des canards, batraciens, ainsi que de nombreuses espèces piscicoles ont élu domicile. Mais également dans les zones humides qui, si elles sont temporaires, n'en abritent pas moins des espèces rares, et protégées, comme les crapauds calamites et autres pélodytes ponctués.

Source : www.ladepeche.fr

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