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L?énergie solaire est-elle vraiment propre?

Article original - Publication : 26/08/2016 - imprimer

«Je souhaiterais savoir s’il vaut la peine d’installer des dispositifs photovoltaïques en Suisse à l’heure actuelle. Un panneau solaire fabriqué aujourd’hui peut-il transformer plus d’énergie pendant toute sa durée de vie que la quantité qui est nécessaire pour sa production et son élimination ultérieure? Par ailleurs, le public est sans cesse rendu attentif au danger que représente le tellurure de cadmium contenu dans ces systèmes. Qu’en est-il?»
− Patrik, de Hedingen (ZH)

Cher Patrik,
Le photovoltaïque et l’énergie grise constituent étonnamment des thèmes récurrents. La situation est pourtant tout à fait claire: après moins de trois ans déjà, l’installation a amorti l’énergie grise qui a été consommée pour sa production (voir le calcul figurant dans ce document). Les fabricants de modules photovoltaïques destinés à la production d’électricité accordent des garanties allant de 20 à 25 ans, alors que leur durée de vie effective atteint, selon les estimations, 30 à 40 ans. Par conséquent, le compte est bon dans tous les cas!

Soit dit en passant, une grande partie de la production d’électricité provient d’unités qui consomment plus d’énergie qu’elles ne génèrent de courant. Ce sont des centrales nucléaires, des centrales à gaz ou des centrales électriques au charbon. Le bilan en matière d’énergie grise est ici négatif dès le début et se ternit chaque jour davantage.

Une production maximale grâce à une inclinaison de 30 degrés

La quantité d’électricité pouvant être obtenue à partir de l’énergie solaire incidente dépend de la technologie à laquelle on fait appel: en Suisse, on utilise presque exclusivement des cellules monocristallines et des cellules polycristallines à base de silicium, qui affichent les meilleures performances. Une autre catégorie est celle des cellules photovoltaïques en couche minces, dont le rendement est un peu moins bon. Une deuxième question est celle du positionnement du système: bien que l’on atteigne une production maximale avec une orientation sud et une inclinaison de 30 degrés, il s’avère qu’une installation est-ouest est préférable du point de vue économique. La production est ainsi mieux répartie tout au long de la journée, d’où un avantage: la part d’électricité utilisée sur place est plus élevée.

En ce qui concerne l’élimination des modules photovoltaïques, nous sommes également exemplaires: comme dans le cas d’un aspirateur, une taxe d’élimination anticipée (TEA) est payée à l’achat. Le silicium contenu dans les modules et les autres composants peuvent en outre être recyclés facilement. En Suisse, il y a quelques rares installations «en couches minces» avec tellurure de cadmium. Je me suis renseigné personnellement et ai constaté que le fabricant disposait d’une chaîne d’élimination exemplaire.

Des modules solaires plutôt que des tuiles

Je tiens encore à souligner que chaque chose «comporte» de l’énergie grise. Les frais liés à la fabrication des tuiles et des modules photovoltaïques ne diffèrent pas significativement. Par conséquent, celui qui a la bonne idée de couvrir son toit de modules photovoltaïques au lieu de tuiles économise de l’argent et de l’énergie. Les tuiles − à l’exception peut-être de celles des objets protégés parce que classés monuments historiques – appartiendront ainsi définitivement au passé.

(sts)

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Source : www.20min.ch

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