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EnR: Le gros pari de l’intégration locale

Par : Amin RBOUB - Article original - Publication : 29/08/2016 - imprimer

L’un des gros enjeux du développement d’une filière industrielle réside dans le potentiel de transfert de savoir-faire et surtout le déploiement et l’optimisation de l’intégration locale. A l’image de l’automobile, de l’aéronautique… le développement du tissu industriel et de l’intégration locale ainsi que les créations d’emplois sont parmi les principales priorités de la filière des énergies renouvelables. Selon l’Iresen, «le photovoltaïque devrait se développer massivement après l’ouverture effective de la moyenne et basse tension». Et d’ajouter: le maillon de la chaîne «Balance of system» (structures métalliques, onduleurs, batteries, installations électriques…) représente aujourd’hui 60%  du coût des centrales et est fortement créateur d’emplois. «Les structures métalliques et le volet installations-équipements connaîtront un développement rapide et ne présenteront pas beaucoup de risque», estime Badr Ikken, DG de l’Iresen. Selon ce dirigeant, «les conditions d’accès sont plus faciles dans la production de modules photovoltaïques, puisque le process n’est pas énergivore et les coûts d’investissement sont moindres que pour la production de silicium ou de lingots. Une surcapacité de production a forcé, ces dernières années, la consolidation de ce type d’industrie». Force est de constater que l’avenir est prometteur en termes d’intégration. «J’espère que nous assisterons à la création de plusieurs entreprises  d’encapsulation de modules photovoltaïques au Maroc. La production locale de modules offrira certes des avantages logistiques, mais elle implique de rentrer en partenariat avec des fabricants intégrés verticalement pour profiter de prix intéressants de cellules», tient à préciser Badr Ikken. Tout le potentiel est là. Selon le patron de l’Institut, plusieurs niches pourront voir le jour et se développer, notamment les modules photovoltaïques bi-verres, les bifaciaux et l’hétérojonction (couche épaisse de silicium cristallin et couche plus fine de silicium amorphe, permettant de réduire les coûts de fabrication, tout en favorisant plus d’efficience) à court et à moyen terme.
Le solaire recèle aussi de gros enjeux en termes d’intégration locale. En témoigne le potentiel énorme du solaire thermique à basse température. Le segment des chauffe-eau solaires à usage commercial est des plus prometteurs, puisqu’il est amorti en moins de 2 ans. Certes, pour l’usage domestique, la subvention du gaz butane rend moins attractif le chauffe-eau solaire, mais tout porte à croire que ce type d’équipement (non polluant) est appelé à se développer davantage  à l’avenir. «Je pense que nous assisterons à un développement d’entreprises de fabrication de chauffe-eau solaire et à une consolidation des activités des entreprises spécialisées dans l’installation». Le potentiel est là, mais le développement d’une filière verte telle que le chauffe-eau solaire et les modules photovoltaïques reste tributaire de la réduction de la taxation des composants.

Centrales CSP

La filière parie gros sur le solaire thermique à concentration (CSP). Sur ce registre, il y a déjà du concret au niveau de la station Noor à Ouarzazate. Pour les experts de l’Iresen, le solaire thermique à concentration offre un fort potentiel en termes d’engineering. «Il est possible que plusieurs entreprises se positionnent sur les solutions et applications industrielles du CSP pour produire directement de la vapeur, de la chaleur, du froid, sans avoir à le transformer en électricité. Cela permettrait de pérenniser et de consolider les activités des entreprises produisant des centrales CSP», fait valoir Ikken. Bien évidemment, il y a des gisements de marchés et d’opportunités dans le stockage thermique et électrochimique. C’est là un élément primordial dans le développement du mix énergétique basé sur le principe du renouvelable.


L’un des gros enjeux du développement d’une filière industrielle réside dans le potentiel de transfert de savoir-faire et surtout le déploiement et l’optimisation de l’intégration locale. A l’image de l’automobile, de l’aéronautique… le développement du tissu industriel et de l’intégration locale ainsi que les créations d’emplois sont parmi les principales priorités de la filière des énergies renouvelables. Selon l’Iresen, «le photovoltaïque devrait se développer massivement après l’ouverture effective de la moyenne et basse tension». Et d’ajouter: le maillon de la chaîne «Balance of system» (structures métalliques, onduleurs, batteries, installations électriques…) représente aujourd’hui 60%  du coût des centrales et est fortement créateur d’emplois. «Les structures métalliques et le volet installations-équipements connaîtront un développement rapide et ne présenteront pas beaucoup de risque», estime Badr Ikken, DG de l’Iresen. Selon ce dirigeant, «les conditions d’accès sont plus faciles dans la production de modules photovoltaïques, puisque le process n’est pas énergivore et les coûts d’investissement sont moindres que pour la production de silicium ou de lingots. Une surcapacité de production a forcé, ces dernières années, la consolidation de ce type d’industrie». Force est de constater que l’avenir est prometteur en termes d’intégration. «J’espère que nous assisterons à la création de plusieurs entreprises  d’encapsulation de modules photovoltaïques au Maroc. La production locale de modules offrira certes des avantages logistiques, mais elle implique de rentrer en partenariat avec des fabricants intégrés verticalement pour profiter de prix intéressants de cellules», tient à préciser Badr Ikken. Tout le potentiel est là. Selon le patron de l’Institut, plusieurs niches pourront voir le jour et se développer, notamment les modules photovoltaïques bi-verres, les bifaciaux et l’hétérojonction (couche épaisse de silicium cristallin et couche plus fine de silicium amorphe, permettant de réduire les coûts de fabrication, tout en favorisant plus d’efficience) à court et à moyen terme.
Le solaire recèle aussi de gros enjeux en termes d’intégration locale. En témoigne le potentiel énorme du solaire thermique à basse température. Le segment des chauffe-eau solaires à usage commercial est des plus prometteurs, puisqu’il est amorti en moins de 2 ans. Certes, pour l’usage domestique, la subvention du gaz butane rend moins attractif le chauffe-eau solaire, mais tout porte à croire que ce type d’équipement (non polluant) est appelé à se développer davantage  à l’avenir. «Je pense que nous assisterons à un développement d’entreprises de fabrication de chauffe-eau solaire et à une consolidation des activités des entreprises spécialisées dans l’installation». Le potentiel est là, mais le développement d’une filière verte telle que le chauffe-eau solaire et les modules photovoltaïques reste tributaire de la réduction de la taxation des composants.

Centrales CSP

La filière parie gros sur le solaire thermique à concentration (CSP). Sur ce registre, il y a déjà du concret au niveau de la station Noor à Ouarzazate. Pour les experts de l’Iresen, le solaire thermique à concentration offre un fort potentiel en termes d’engineering. «Il est possible que plusieurs entreprises se positionnent sur les solutions et applications industrielles du CSP pour produire directement de la vapeur, de la chaleur, du froid, sans avoir à le transformer en électricité. Cela permettrait de pérenniser et de consolider les activités des entreprises produisant des centrales CSP», fait valoir Ikken. Bien évidemment, il y a des gisements de marchés et d’opportunités dans le stockage thermique et électrochimique. C’est là un élément primordial dans le développement du mix énergétique basé sur le principe du renouvelable.

Source : www.leconomiste.com

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