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Energie: le «black-out» pourrait être estival

Article original - Publication : 13/07/2016 - imprimer

Éolien et photovoltaïque atteignent 35% du «mix électrique» du pays certains dimanches. Bonne nouvelle, sauf que la combinaison d’une production verte record, d’un temps chaud, d’un parc nucléaire à plein régime, le tout associé à une faible consommation, pourraient amener à un «black-out » électrique par un beau dimanche d’été.

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Une directive de l’UE rend prioritaire l’injection des productions renouvelables sur le réseau. Pour éviter un déséquilibre par un surplus de production, l’arrêt ou le bridage d’éoliennes, ou d’autres moyens de production, pourrait s’imposer. Mais le manque de flexibilité de nos centrales nucléaires empêche de les mettre au besoin en veilleuse, à l’échelle d’une seule journée du moins.

Le gestionnaire du réseau pourrait ainsi se retrouver avec un surplus de puissance de 1 000 MW un dimanche midi de juillet, et ce même en exportant la production au maximum des capacités disponibles vers la France et les Pays-Bas. « Ces 1 000 MW en trop résultent d’une projection théorique. Il faudrait que la puissance photovoltaïque injectée soit égale à celle du record du 6 juin 2015, et que celle de l’éolien soit celle du 22 décembre 2015. Or, notre expérience en monitoring météo des énergies renouvelables montre qu’une journée très ensoleillée n’est jamais en même temps très venteuse » , explique Benjamin Wilkin pour l’APERe. Même si pour l’heure, des interconnections sont en chantier pour exporter, un scénario à risque pourrait survenir à plus long terme; au fur et à mesure de la croissance des productions renouvelables.

Le dimanche 8 mai vers 13 h, en Allemagne, une journée ensoleillée et venteuse a produit quelque 55 des 67 gigawatts consommés; soit 87%. Avec cette surproduction inattendue, les prix de l’électricité sont devenus négatifs plusieurs heures durant; les consommateurs étaient payés pour brûler l’énergie, alors que les centrales allemandes (nucléaire et charbon) continuaient de fonctionner. Un réseau allemand qui semble davantage prêt que le nôtre aux pics de production verte, et qui devrait être totalement dépendant des énergies renouvelables d’ici 2050.

Source : www.lavenir.net

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