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Du photovoltaïque sur les hangars du port de la Rochelle

Par : Philippe Baroux - Article original - Publication : 12/11/2015 - imprimer
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vant la fin de cette année, le Grand Port maritime de La Rochelle produira ses premiers kilowatts/heure. Les panneaux photovoltaïques qui recouvrent les demi-toitures de neuf hangars portuaires seront mis en service.

La dernière touche est portée en ce moment à ces installations. Si le planning de ces travaux suit son cours, une production de deux mégawatts sera ainsi rapidement versée dans le réseau EDF. Dans une deuxième étape, l'injection de 2,5 mégawatts supplémentaires est attendue. Elle correspond à la demande d'équipement de la toiture de la base sous-marine du Grand-Port, sur laquelle statue ce mois de novembre la commission de régulation de l'énergie.

Une fois le bunker équipé de panneaux solaires, c'est l'équivalent de la consommation électrique de 1 800 foyers qui sera produite. Outre qu'elle est unique parmi les sept grands ports de métropole, la démarche inscrit sa singularité dans le mode de financement retenu pour l'un des hangars concernés. L'équipement en panneaux photovoltaïques du hangar 30 est ouvert à participation financière citoyenne, une opération de crowdfunding.

Un montage à trois mains

Le Grand Port de La Rochelle « verdit » aujourd'hui ses toitures, comme il a déjà inscrit son souci du développement durable et de l'acceptation sociétale, dans une charte signée en 2011 avec les collectivités territoriales et l'État. En septembre dernier, les entreprises portuaires ont allumé le deuxième étage de cette ambition. Elles ont signé, via leur représentation, l'Union maritime, une charte à l'esprit analogue à celle de l'autorité portuaire.

L'installation des panneaux photovoltaïques s'inscrit dans ce mouvement d'ensemble. Une opération originale portée à trois mains. Elle associe le Grand Port, en tant que propriétaire des hangars, BLP, la filiale du groupe Bolloré qui y entrepose la marchandise, et la société Initiatives & Energies locales (IEL), basée à Saint-Brieuc, qui pose les panneaux photovoltaïques et les onduleurs raccordés au réseau. Sur le papier, l'équipement de ces grandes surfaces (jusqu'à 3 000 mètres carrés pour la plus développée) ne présente pas de difficulté insurmontable.

Les porteurs du projet se sont toutefois armés de patience pour adapter le projet aux arcanes des règlements administratifs. Une gymnastique qui tient à la diversité des statuts juridiques des intervenants, et aura eu le mérite de débroussailler la voie qui pourrait bien inspirer d'autres ports de commerce.

Décomposer toutes les étapes

Le Grand Port rochelais a décomposé toutes les étapes de montage du dossier. L'une des priorités a été de garantir à l'installateur la pérennité du retour sur investissement. IEL engage 2,1 millions pour équiper les hangars, et reverse un loyer à leur exploitant. L'entreprise bretonne a aussi pris l'engagement pour que les travaux ne perturbent pas l'exploitation du port, autrement dit, que les hangars restent accessibles.

L’épargne citoyenne dans une toiture solaire

Au Grand Port maritime de La Rochelle, la société Initiatives & Energies locales (IEL) ouvre à l’épargne participative une partie du financement d’une installation solaire. D’ici à la fin de l’année, 960 panneaux photovoltaïques seront installés sur la toiture du hangar 30, l’un des neuf halls de stockage de marchandise en cours d’équipement.

40 000 € des 455 000 € du coût global d’installation au hangar 30 sont réservés à ce financement citoyen accessible sur la plateforme de crowdfunding Lumo. Un site web spécifique aux projets participatifs d’énergies renouvelables.

Une épargne à moyen terme

Baptisée « Plein soleil sur La Pallice », la campagne de souscription a débuté le 3 novembre dernier. Elle se poursuit jusqu’au 1er février 2016. Les internautes peuvent épargner dans cette toiture solaire, en achetant des obligations d’une valeur nominale de 100 €. C’est un produit d’épargne à moyen terme (moins de 10 ans) rémunéré à un taux fixe (situé entre 3 et 5 %). Chaque année, l’épargnant recevra une annuité fixe qui correspond aux intérêts annuels dus et à une partie du capital remboursé progressivement.

C’est à la suite d’une rencontre entre les représentants d’IEL et de Lumo au Salon croissance verte, il y a un an à Poitiers, qu’a cheminé l’idée de ce financement participatif. La Région Poitou-Charentes abonde cet investissement, à concurrence d’un euro pour un euro versé par un citoyen.

Source : www.sudouest.fr

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