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ENERGIE Meurthe-et-Moselle : coup de chaud sur le photovoltaïque

Article original - Publication : 06/08/2015 - imprimer

Le mois de juillet caniculaire n’a pas forcément été bénéfique pour les possesseurs de panneaux photovoltaïques. Mais les propriétaires gardent le sourire…

« J’ai fait mes comptes. Sur l’année écoulée, de juillet à juillet, j’ai gagné 1.995 €. J’ai en effet produit 3.108 kWh à 64,201 c\kWh. Ce n’est pas une année extraordinaire. Malgré la canicule de juillet, je n’ai pas battu mon record de production de 3..90 kWh. Alors je ne sais pas s’il y a un problème sur mes capteurs ou s’ils sont sales… »

Stéphanie est au rang de ces Meurthe-et-Mosellans qui ont misé sur le photovoltaïque. Avec des panneaux solaires implantés sur le toit de sa maison en 2010. À l’époque, elle a signé un contrat avec un tarif de rachat de son électricité à un prix très intéressant (ça l’est beaucoup moins aujourd’hui avec un peu moins de 26 c). Et son installation à 20.000 € lui est revenue à 7.500, une fois les aides et crédits d’impôt déduits.

Comme d’autres, elle s’attendait à se frotter les mains avec la météo de juillet. Laquelle a affiché, pour Nancy, 271 heures d’ensoleillement. Contre une moyenne habituelle de 229. C’est certes loin du record de 2006, soit 316 heures Mais l’été 2015 semblait tout de même alléchant.

Nicolas, autre adepte du photovoltaïque, depuis 2009, domicilié à Gondreville, a, avec 20 m² sur sa toiture, enregistré un mois de juillet tout juste correct : 430 kWh. « C’est moins qu’en juillet 2013 (473) », dit-il. Mais il se contente d’un bonheur simple : savoir que son installation « est déjà amortie ». Tout comme celle de Stéphanie.

Surchauffe et ventilation

En fait, un tour d’horizon montre que le photovoltaïque est loin, en dépit d’un été sans pluie, d’avoir « cassé la baraque ».

Pas une surprise pour les spécialistes. « En période de canicule, il y a une surchauffe qui provoque une baisse de tension, donc une perte de puissance », explique Thibaud Diehl, conseiller à l’Agence locale de l’énergie et du climat Nancy Grands Territoires. « La température idéale se situe plutôt aux environs de 25°C. C’est dire qu’on l’a seulement le matin en période de fortes chaleurs. » Mais il y a aussi un critère moins connu qui joue dans l’équation. L’administration française a décidé de privilégier le photovoltaïque intégré à la toiture plutôt que les panneaux posés sur les tuiles. Question d’esthétique architecturale. Avec un inconvénient : une moins bonne ventilation puisqu’aucune lame d’air ne passe sous l’installation.

Enfin, et ce n’est pas forcément négligeable, la sécheresse s’accompagne d’une recrudescence de poussières qui peuvent altérer la productivité si les panneaux sont sales.

Attention au démarchage

En tout cas, « ce qui est important pour des panneaux photovoltaïques, davantage qu’un soleil qui frappe fort, c’est la lumière ». Et si juillet n’a pas forcément été favorable, l’investissement « reste intéressant ». C’est un « bon placement » en dépit de la baisse des prix de rachat de l’électricité et de la disparition des aides.

« Le coût des installations a fortement baissé. Il a pratiquement été divisé par deux, en cinq ans. C’est dû à l’évolution des technologies mais surtout au fait que les installateurs pratiquaient des tarifs excessifs avec l’existence des dites aides. Une installation à 20.000 € revient aujourd’hui à 10.000 », indique Thibaud Diehl. Au passage, le conseiller met en garde contre une récente recrudescence des tentatives d’arnaque avec un démarchage pour des installations à prix exorbitant. En un mot : mieux vaut se renseigner.

Agence locale de l’énergie, Tél. 09.61.44.71.77 ; www.alec-nancy.fr ou www.eie-lorraine.fr

Ghislain UTARD
Source : www.estrepublicain.fr

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