Suivez Recevoir par email
logo actualite photovoltaique
Mot-clefs associés

Photovoltaïque : Akidis se met à l’abri électrique

Par : Yannick Delneste - Article original - Publication : 30/10/2014 - imprimer

Yannick Delneste

[email protected]

Coruscant n'est pas qu'une planète mythique de « Star wars » (1), c'est aussi, depuis sept ans, une société de production d'électricité solaire, spécialisée dans les abris photovoltaïques de parking. Elle va effectuer ses premiers pas et panneaux dans le sud-ouest avec la plate-forme automobile Akidis de la zone industrialo- portuaire, qu'elle va couvrir aux trois quarts, dans les dix mois qui viennent.

Depuis dix ans, les 20 hectares de cette ancienne friche portuaire accueillent l'un des plus grands sites de transit de la région (lire ci-dessous). En août prochain, ce gigantesque parking sera aux trois quarts recouverts de panneaux captant l'énergie solaire pour la transformer en électricité.

Depuis plusieurs années, l'État favorise ce type de production d'énergie solaire via de réguliers appels d'offres thématiques lancés par la commission de régulation de l'énergie. Coruscant et Akidis ont répondu à celui promulgué en octobre dernier qui portait sur une puissance totale de 60 MW, et ont vu leur dossier retenu en mars dernier.

Premiers pas dans la région

« Le projet de Bassens est la parfaite synthèse des valeurs portées par ce type d'installation dans laquelle nous nous sommes spécialisés depuis le début », explique Thierry Mueth, PDG et cofondateur de Coruscant. « Une production d'énergie alternative sans engager de consommation supplémentaire et sans impact foncier. » Pour Coruscant, le chantier girondin est aussi un cap franchi : il s'agit du plus grand parking photovoltaïque que l'entreprise réalise, et ses premiers pas dans le sud-ouest.

Chez Akidis, « notre intérêt est double », explique Gaël Deschamps, gérant de la société bassenaise. « Dans une conjoncture assez délicate, la ferme photovoltaï- que est une piste de développement économique, en même temps qu'un atout commercial : les constructeurs automobiles sont en effet très intéressés par ces abris qui protègent leur voiture de la grêle. » Une question d'image générale aussi : le TGV qui file vers ou arrive de Paris passe à quelques mètres de la plate-forme.

Petite sœur de Bordeaux-Lac

Les travaux vont commencer dans quelques jours et dureront dix mois, mobilisant jusqu'à cinquante personnes sur place, des charpentes métalliques au système électriques. La zone sera divisée en trois parties reliées chacune à un transformateur. L'intégralité de la production sera revendue à ERDF.

Rayon centrale solaire, la référence est celle de Bordeaux-Lac, sous forme elle aussi d'abris photovoltaïques (127 ombrières sur 20 hectares) couvrant le parking du parc des expositions. « L'aspect esthétique sera beaucoup plus léger que le site du Lac », affirme M. Mueth. « Avec un seul pied, les panneaux ne gênent absolument pas l'ouverture des portières et donne une impression moins pesante. » Bordeaux-Lac est exploitée par EDF Énergies nouvelles.

(1) Mais si, la planète-cité capitale de la République galactique !

Un transit de 50 000 voitures par an

Le projet de centrale photovoltaïque de Coruscant vient donner un peu de baume au cœur aux 45 employés de la plate-forme Akidis. Directement dépendante du marché de l’automobile, l’activité de la filiale est donc plutôt morose ces temps-ci. « Nous sommes sur des perspectives de 1,8 million de voitures vendues en 2014, alors qu’une année normale se situe à deux millions », explique Gaël Deschamps.

Akidis s’est installé en 2003 sur cette friche portuaire. Filiale à 100 % de STVA (1), elle-même filiale de la SNCF, Akidis développe une triple activité : le transport des véhicules depuis l’usine jusqu’aux concessionnaires régionaux (PSA et Opel) ou bordelais (Kia, Nissan, Honda, Volvo, Seat et Skoda), la préparation mécanique et esthétique (pour des loueurs courte durée aussi) et enfin la rénovation de véhicules d’occasion pour revendeurs professionnels.

Cohabitation

Si l’on ne voit souvent qu’un immense parking, Akidis possède aussi 4 000 mètres carrés d’ateliers pour ces opérations de préparation. Akidis installe par exemple des bennes ou autres accessoires sur des véhicules utilitaires. « C’est un marché dynamique et intéressant », souligne M. Deschamps qui dirige une équipe de 45 personnes qui traitent près de 50 000 véhicules par an. Alors que la desserte ferroviaire est particulièrement adaptée, les véhicules arrivent et repartent en grande majorité par… camion, ce qui en dit long sur le chemin encore à faire sur une réelle politique de transport de charges malgré les beaux discours.

Depuis 2010, et deux ans après le début de la crise économique, Akidis a accueilli sur son site l’entreprise Walon, en souffrance, sur la plate-forme voisine d’Ambarès. Sous forme d’une joint-venture au capital partagé 50-50, les deux sociétés ont mutualisé leur activité. Walon a depuis été racheté par le groupe Charles André et sa filiale automobile TEA. « Les deux partenaires font en sorte de développer la plate-forme commune », explique Gaël Deschamps.

Y. D.

(1) Société de transports de véhicules automobiles

Source : www.sudouest.fr

Partagez
cet article

logo actualite photovoltaique
Mot-clefs associés