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Un système d'énergie solaire refroidi par les technologies HPC d'IBM

Article original - Publication : 28/09/2014 - imprimer
Le concentrateur d'énergie solaire Dsolar tire parti des technologies de refroidissement d'IBM. (crédit : Joshua Mayer/CC)

Le concentrateur d'énergie solaire Dsolar tire parti des technologies de refroidissement d'IBM. (crédit : Joshua Mayer/CC)

Le réflecteur parabolique de Dsolar, filiale du Suisse Airlight Energy, est capable de concentrer 2000 fois plus les rayonnements du soleil grâce à un système de refroidissement direct des cellules photovoltaïques. Il s'inspire des technologies développées par IBM pour ses supercalculateurs.

La société suisse Airlight Energy a mis à profit des technologies de dissipation de chaleur, développées par IBM sur ses supercalculateurs, pour concevoir un système de production d'énergie solaire destiné à équiper des zones reculées. Le réflecteur parabolique qu'elle prépare ressemble à un grand tournesol de 10 mètres. Il augmente la concentration des rayonnements du soleil par un facteur 2000 et convertit 80% de l'énergie solaire ainsi récupérée en puissance électrique et thermique utilisable. Il pourra aussi produire de l'eau douce et de la climatisation. Ce concentrateur photovoltaïque (CPV) présente en outre l'avantage de pouvoir être construit avec des matériaux peu coûteux.

Sur une journée ensoleillée, le CPV de Dsolar - la société créé par Airlight Energy pour commercialiser ce système - peut générer 12 kilowatts de puissance électrique et 20 kilowatts de chaleur, soit suffisamment pour alimenter plusieurs maisons de taille moyenne, selon Bruno Michel, le responsable du projet chez IBM Research en Suisse. Pour produire l'électricité, les miroirs du système concentrent le soleil sur des récepteurs refroidis par un liquide. Normalement, ceux-ci devraient prendre feu en atteignant des températures de 1 500 degrés Celsius. Mais les scientifiques d'IBM ont pris exemple sur les supercalculateurs pour les maintenir à une température de 105 degrés avec un système de dissipation utilisant de l'eau traitée.

Une technologie utilisée dans le SuperMUC

Les cellules photovoltaïques, similaires à celles utilisées sur les satellites en orbite, sont montées sur des micro-structures. Ces dernières acheminent l'eau traitée sur des fractions de millimètres des cellules pour absorber la chaleur et la dissiper de façon beaucoup plus efficace (par un facteur 10) qu'avec un système de refroidissement passif par air, explique IBM dans un communiqué. Cette technologie a déjà été utilisée par le constructeur américain dans ses systèmes conçus pour le calcul haute performance, notamment dans le SuperMUC qui était en 2012 le supercalculateur le plus puissant en Europe. Ce dispositif de dissipation directe qui refroidit les cellules photovoltaïques avec de l'eau est inspiré par le système sanguin du corps humain, explique Bruno Michel.

Gianluca Ambrosetti, responsable du projet Dsolar, est intervenu hier, 23 septembre, à San Francisco dans le cadre de l'événement [email protected] pour présenter ce développement. Son intervention est intitulée : « Résoudre la crise de l'énergie avec un tournesol à la fois » (« Solving the Energy Crisis One Sunflower at a Time »). Le système de Dsolar devrait être disponible en 2017. La journée [email protected] est une première en son genre, présentée comme une plateforme de partage de connaissance entre les entreprises s'inscrivant dans le cadre de la « nouvelle économie mondiale ». 

Le concentrateur solaire d'Airlight Energy
Gianluca Ambrosetti, responsable du projet Dsolar, intervenant sur [email protected]

Source : www.lemondeinformatique.fr

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