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Le solaire et l'éolien passent devant les énergies thermiques

Article original - Publication : 05/09/2014 - imprimer

RTE, le gestionnaire du réseau de transport de l'électricité en France, a livré son rapport sur la production d'électricité au premier semestre 2014. Il fait état d'une forte chute de la production des énergies thermiques polluantes, au profit des énergies vertes.

Il existe aujourd'hui en France deux grandes sources d'énergies vertes qui n'ont pas grand chose en commun. D'un côté, l'énergie issue des barrages hydrauliques, qui résulte de l'activation d'une turbine placée sur un cours d'eau. Cette énergie, qui est présente depuis des décennies dans le paysage français, représente une part du mix électrique d'environ 12%, et présente le double intérêt d'être très peu coûteuse et de pouvoir être sollicitée à la demande. De l'autre côté, on trouve les nouvelles sources d'électricité verte - l'éolien terrestre, l'éolien offshore et le photovoltaïque - dont la production est intermittente en fonction de la météo, et qui affichent en France une progression lente mais régulière depuis le début des années 2000.

Cette différence est importante notamment dans le cadre du choix de votre fournisseur d'électricité verte. Alors que la plupart proposent une énergie provenant essentiellement de centrales hydrauliques, energem est le seul à proposer une électricité provenant exclusivement de l'éolien et du photovoltaïque afin de soutenir ces énergies.

Début 2014, une nouvelle étape a été franchie dans la progression de ces énergies. L'éolien et le photovoltaïque représentaient au premier semestre 5,7% de la production nationale, dépassant ainsi la production des centrales thermiques à flamme (charbon, fioul et gaz), qui se situe à 4,7%. C'est un contraste très fort avec le bilan du premier semestre 2013, où les nouvelles énergies renouvelables représentaient 4,5% du mix, et les centrales thermiques à flamme, 8,7%. Au total, on retient donc surtout la chute de moitié de la production de ces centrales fossiles polluantes.

Les raisons de ce retournement sont multiples. Il tient d'abord, bien sûr, au développement des énergies vertes, dont la production a pour effet de réduire la demande en énergie thermique. Déjà en 2013, les énergies éoliennes et photovoltaïque représentaient 28% de la production européenne d'électricité, soit le premier poste de production du continent. En France, le bilan est cependant plus mitigé, le développement de l'énergie photovoltaïque ayant fortement ralenti sur les dernières années - certains diraient, à cause du prix encore élevé de ces installations.

Moins de pics de consommation en 2014

L'autre explication aux chiffres livrés par RTE, qui semble quant à elle décisive, c'est tout simplement la baisse de la consommation d'électricité à des fins de chauffage cette année, puisque nous avons eu droit à un hiver assez doux et à un printemps plutôt chaud. Plus précisément, cette baisse de la consommation se répartit en premier lieu sur les moments qui correspondent traditionnellement aux pics de consommation - les froides soirées d'hiver, qui ne furent en l'occurrence pas si froides. Or en France, les centrales thermiques telles que le charbon et le gaz sont justement utilisées comme moyens de production d'appoint pour couvrir ces moments de pic de consommation. Moins de pics de consommation, cela signifie donc moins d'électricité produite par les centrales thermiques.

Ce chiffre cache par ailleurs une autre réalité : parmi les centrales thermiques, ce ne sont pas nécessairement les plus polluantes qui sont mises à l'arrêt. En l'état actuel, les centrales à charbon sont en effet plus rentables que les centrales à cycle combiné gaz, qui sont pourtant plus modernes et disposent d'un meilleur rendement énergétique, car le charbon est l'énergie fossile la moins chère dans le contexte international actuel. Une situation qui ne devrait pas changer de sitôt...

Les centrales thermiques restent pour l'instant une nécessité

D'autant plus que les énergies fossiles seront encore nécessaires pendant au moins quelques années au fonctionnement du réseau, afin de compenser non seulement les pics de consommation mais aussi l'intermittence de la production des nouvelles énergies vertes. En effet, les éoliennes ne tournent que si le vent souffle à plus de 5 m/s, et les panneaux solaires ne fonctionnent... que quand il fait beau.

A moyen terme, la réponse définitive aux écarts entre ces pics de consommation et de production, c'est le développement des solutions de stockage de l'électricité. Les technologies actuellement à l'étude pourraient arriver à maturité dans le courant de la décennie 2020, selon les spécialistes. Dès lors qu'il nous sera possible de stocker l'énergie produite par les éoliennes et les panneaux solaires, alors nous pourrons nous passer des centrales thermiques... mais d'ici-là, il faudra encore faire avec.

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Source : www.bioaddict.fr

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