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L’énergie solaire saharienne à partir de 2015 4e Forum Asie-Afrique sur l’énergie durable à Oran - Liberté Algérie , Quotidien national d'information

Article original - Publication : 02/06/2014 - imprimer
Actualité Jeudi, 15 Mai 2014 09:50 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

4e Forum Asie-Afrique sur l’énergie durable à Oran

L’énergie solaire saharienne à partir de 2015

Par : REGUIEG-ISSAAD. K.

Plus d’une centaine de spécialistes et d’experts scientifiques nationaux et étrangers se sont donné rendez-vous, mardi à l’université des sciences et de la technologie d’Oran Mohamed- Boudiaf (USTO-MB) pour débattre des thèmes liés à l’énergie durable et l’énergie verte et la mise sur pied d’une plateforme technologique y afférente. C’est la 4e édition du Forum Asie-Afrique initiée en partie par des experts algériens, japonais, français, allemands, saoudiens, africains du Sud et les pays d’Afrique du Nord, qui est ainsi relancée après la 2e édition qui s’est tenue à Oran en 2012.
Les chercheurs et les universitaires africains et asiatiques ont entamé la journée d’hier par l’énonciation de plusieurs communications ayant un rapport direct avec la préservation du climat. Latifa Benazza, chargée de l’environnement et du développement durable auprès du ministère des Affaires étrangères, a appelé au respect des trois dimensions : environnementale, économique et sociale, qui sont intrinsèquement ancrées à l’énergie durable. Ce forum coïncide également avec le 6e Workshop Sahara Solar Breeder (SSB) concernant l’élevage des stations solaires au Sahara. Selon Amine Boudghène-Stambouli, manager du comité d’organisation de ce 4e Forum et professeur de génie électrique à l’USTO-MB, “ce grand projet de production électrique à partir du Sahara, lancé en 2010 sur une initiative algéro-japonaise, est doté d’une enveloppe financière de cinq millions de dollars dont l’objectif porte sur la faisabilité d’acheminement de l’énergie électrique à partir du Sahara grâce aux rayonnements solaires captés par des supraconducteurs (câbles)”.
L’année 2015 est prônée pour la mise œuvre de la plateforme technologique destinée à acheminer l’énergie solaire du Sud algérien à destination de la région nord du pays, à l’effet d’alimenter les stations de dessalement de l’eau de mer. Cette journée a été aussi l’occasion de dresser une évaluation entre les universités algériennes de l’USTO, Tahar-Moulay de Saïda et l’unité de recherches en énergies renouvelables en milieu saharien (Urer/MS) et le consortium japonais composé de huit unités de recherches et autres instituts activant dans le cadre de la coopération internationale (Jita), qui travaillent en étroite collaboration dans la perspective de concrétiser ce projet à l’horizon 2015.
L’Usto bénéficie, dans ce cadre, de la création d’un Centre de recherches sur les technologies solaires, tandis que deux plateformes technologiques sont prévues à l’université de Saïda et au Centre de recherche sur l'énergie solaire d'Adrar. Aux yeux des experts japonais et algériens, l’énergie durable a émergé comme une nécessité imparable pour protéger l’environnement des affres de la pollution générée par les pays industrialisés depuis plus de deux siècles et demi et l’intérêt de promouvoir l’économie par le truchement de la production énergétique solaire qui aura une incidence bénéfique sur la vie sociale en Algérie. C’est dans cet esprit que l’accent a été mis sur l’exigence de produire de l’énergie propre à partie du soleil, mais aussi du silicium extrait du sable algérien de bonne qualité. Et ce n’est pas le fait du hasard si les Japonais ont jeté leur dévolu sur le Sahara algérien au lieu de l’Égypte et de la Tunisie, précédemment candidats de ce projet de grande envergure.
Un autre projet, qui viendrait en complément à Désertec, concerne l’extraction de la diatomite, une roche poreuse qui sera utilisée aussi pour la production électrique. Disponible en grande quantité dans la localité de Sig (Mascara), cette matière estimée à six millions de tonnes ouvre grandes les portes de la production énergétique. Deux millions de tonnes de ce précieux minerai sont suffisants pour produire 100 Go/watt. Pour sa part, l’ambassadeur du Japon a évoqué les bonnes relations économiques entre son pays et l’Algérie. L’idée aussi que l’Algérie sera au rendez-vous en 2030 pour exporter l’énergie solaire pour l’Europe et une bonne partie du monde.


K. R I

Source : www.liberte-algerie.com

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